La beauté à l’adolescence

Conseil de lecture

J’ai lu un roman pour adolescent.e.s la semaine dernière et je l’ai beaucoup aimé. Il m’a touché parce qu’il était authentique, et qu’il abordait sans clichés des thématique dont on ne parle pas souvent. Notamment celle de la grossophobie.

Des boudins, du vélo et de l’amitié

Il s’agit de « Les Petites Reines » de Clémentine Beauvais. La narratrice et héroïne principale a été élue dans le top 3 des boudins de l’année de son collège. Et avec les deux autres lauréates, elle choisit par un hasard de circonstance d’en faire quelque chose. Elle veut transformer ce concours stupide en défi extraordinaire pour elles et ses deux nouvelles amies. Les voilà parties pour un road trip à vélo de Bourg en Bresse à Paris pour tenter un coup d’éclat à la garden party de l’Elysée.

De l’humour, du rythme et des émotions

C’est drôle, touchant, on y parle de beaucoup de problématiques adolescentes : les premières règles, les premiers amours, le dépassement de soi, les relations conflictuelles avec les parents,… L’héroïne principale m’a fait beaucoup sourire grâce à son autodérision.

On pédale, on vibre avec elles.

C’est bien écrit et rythmé. Personne ne transforme en reine du bal à la fin. Je veux dire qu’il se n’agit pas de transformer la chenille en papillon. Les héroïnes restent les même mais elles deviennent de vraies amies, et sont plus heureuses à la fin du roman qu’au début. Elles ont osé se lancer.

Mais vont-elles arriver à Paris à temps, et réussiront elles à entrer à la garden party? Je n’ai pas pu attendre pour connaître la fin et je l’ai lu d’un seul trait.

Le soleil

Un personnage secondaire, le grand frère de la plus jeune du groupe, m’a paru extrêmement intéressant. Il s’agit d’un soldat qui a perdu ses deux jambes lors d’une opération militaire. Je l’ai trouvé très juste et j’ai aimé la façon dont l’héroïne le perçoit, comme un soleil.

C’est donc un roman optimiste mais aussi très réaliste, plein d’espoir, à mettre entre toutes les mains, des filles comme des garçons.

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