Créer des espaces de liberté pour les enfants

On vit à 100 à l’heure, on court pour arriver à l’heure à l’école, puis il y a les devoirs. Les mercredis, les activités et le weekend passe si vite. Comment accompagner les enfants au mieux pour qu’elles.ils puissent développer leur esprit critique, leur univers, comprendre qui ils-elles sont? Je crois que la solution est notamment de leur aménager des espaces de liberté, dans les quels ils.elles sont décisionnaires, et où on limite les contraintes imposées.

Je me souviens que petite, j’allais beaucoup « jouer » dehors avec ma petite sœur, on faisait du roller, on allait dans le jardin de la petite église au bout de la rue, on était assez libre dans nos déplacements. Et nos parents n’étaient absolument pas inquiets.

Et c’était il y a plus de 30 ans, aujourd’hui, les enfants ont beaucoup moins la possibilité d’aller flâner dehors seuls. Leur périmètre de liberté s’est rétréci.

Je le comprends car je suis la première à m’inquiéter de laisser les miens évoluer seuls dans l’espace public, il y a tant d’histoires d’enlèvements ou d’agressions qui arrivent jusqu’à nos oreilles.

En plus, il faut dire que la voiture prend une place prépondérante dans l’espace urbain et que les piétons n’y sont pas en sécurité. L’architecture, la circulation des espaces n’ont pas été pensés pour l’autonomie et la sécurité des enfants.

Alors comment trouver des espaces de liberté pour eux sans nous?

Les laisser explorer en leur faisant confiance

Les vacances d’été sont l’occasion parfaite de profiter de l’extérieur et de laisser les enfants explorer l’espace qui les entourent. De mon côté, c’est souvent le petit bois, le grand jardin à côté de la maison de vacances qui peut être le lieu propice à cette expérience.

La vraie question est : comment passer au dessus de nos angoisses de parents?

De mon côté, je me rassure en éduquant mes enfants aux dangers de ce monde. Je leur parle de leur corps et du consentement, et ils connaissent mon numéro de téléphone par cœur, ainsi que le numéro des secours. Cela ne m’empêche pas d’avoir peur de ce qui pourrait leur arriver, mais il faut bien lâcher prise, on ne peut pas les mettre sous cloche.

La bienveillance collective

L’idéal serait de pouvoir avoir confiance dans le collectif, savoir que si l’on est pas là, d’autres adultes de confiance peuvent prendre le relais en cas de besoin. Finalement on trouve des espaces de libertés dans certains tiers lieux qui ont pensé, intégré, les besoins des enfants. Mais c’est encore trop rare.

Les enfants dérangent, font trop de bruit, et ne sont pas les bienvenus dans de nombreux types de lieux en France alors qu’ils pourraient devenir un prétexte au rassemblement, une bonne raison d’échanger, de se rencontrer et de sourire. Un moyen de se souvenir de notre enfance à nous.

Et c’est aussi une question de pouvoir et de domination. Notre société ne les protège pas, les perçoit via un filtre de la « méfiance ». Notre responsabilité est grande pour leur permettre de s’épanouir et de se développer de façon saine.

« Les enfants d’intérieur »

Les journaux ont parlé de cette tendance : les enfants d’intérieur est une appellation pour évoquer les enfants (de plus en plus nombreux) qui sortent de moins en moins et restent confinés à l’intérieur, notamment devant des écrans.

Si la tentation est grande d’obtenir un peu de silence et de tranquillité en utilisant l’option des écrans, c’est aussi très culpabilisant. On sait que cela impacte leur cerveau en développement. C’est comme une prison mentale, pour nous aussi. Alors s’en extraire, c’est aussi créer des espaces de liberté avec une possibilité d’imaginer, de se projeter, de toucher :

  • Les podcasts (il y a Tiens toi droite évidemment mais aussi Envolées Contées, les odyssées de France Inter entre autre) : les enfants écoutent et peuvent faire autre chose en même temps : dessiner ou encore imaginer l’histoire dans leur tête.
  • La bibliothèque : un lieu « sécurisé » qui ouvre vers une diversité incroyable de mondes différents, de découverte et d’apprentissages).
  • Le parc bien sûr et les jardins publics dans lesquels on peut : ramasser des feuilles, observer les oiseaux (je vous recommande une super appli pour identifier les oiseaux en fonction de leurs chants Merlin Bird, cueillir des fleurs, faire un herbier, découvrir les constellations… Il y a pleins de belles activités à faire avec les enfants pour sortir, toucher, explorer la réalité. Cela nous fait du bien à nous aussi d’être au contact de la nature.

Les écrans ont aussi envahi nos vies d’adultes et de parents avec les smartphones, et choisir ce genre d’activité peut également créer des espaces de liberté pour nous.

Qu’en pensez-vous? Quels sont les espaces de liberté que vous avez pu créer pour vos enfants? N’hésitez pas à commenter.

Laisser un commentaire

En savoir plus sur BarbOcitron

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture