L’art brut, un sujet passionnant

J’ai découvert l’art brut lors de la visite d’une exposition à la Halle Saint Pierre, j’ai été émerveillée par ce que j’ai découvert.

Art brut : terme par lequel, en 1945, le peintre Jean Dubuffet désignait les productions de personnes exempts de culture artistique, autodidactes.

J’ai adoré le palais en cartes à jouer et celui en coquillages et vernis à ongles, les sculptures tissées également. C’est fascinant de voir ce que certains.es peuvent créer à partir de produits de tous les jours.

Cela m’a donnée envie d’expérimenter avec des matériaux à recycler, de créer mes propres techniques. J’ai rarement été aussi inspirée par une exposition. Si chaque artiste a une histoire différente, ils.elles ont en commun d’avoir envie de raconter quelque chose à leur manière, en dehors de ce qu’on apprend à l’école. Il y a donc une forme de liberté que je trouve fascinante.

Si l’art brut implique d’être sans culture artistique, je ne peux pas en créer. Mais je suis autodidacte et j’aime m’affranchir des préconçus, l’approche de ces artistes me touche donc beaucoup.

Le palais du facteur Cheval

Je pense que l’oeuvre d’art brut la plus connue est le palais du facteur Cheval, que je n’ai jamais visité mais j’ai découvert l’histoire dans la presse et en voyant le film « L’incroyable histoire du facteur cheval« . Il a été construit par Ferdinand Cheval qui y a consacré 33 ans de sa vie.

“ Mon pied avait accroché une pierre qui faillit me faire tomber: j’ai voulu savoir ce que c’était. C’était une pierre d’achoppement de forme si bizarre que je l’ai mise dans ma poche pour l’admirer à mon aise.

Le lendemain, je suis repassé au même endroit ; j’en ai encore retrouvé de plus belles. Je me suis dit: puisque la nature veut faire la sculpture, je ferai la maçonnerie et l’architecture ”.

Si cela vous intéresse, il y a un site pour venir le visiter et connaître son histoire : Le Site du palais du Facteur Cheval

Il existe même un guide qui recense les monuments à visiter en France :

Itinéraire d’art singulier en France

Dans l’esprit des artistes

J’ai lu une BD sur l’art brut, trouvée par hasard à la bibliothèque qui m’a beaucoup fait réfléchir sur le sujet. Il s’agit de « Enferme moi si tu peux« .

Elle est vraiment pasionnante et je vous la recommande chaudement.

Elle présente trois hommes et trois femmes qui entre le XIXème et le XXème siècle sont devenus artistes sans le vouloir. Leurs histoires sont incroyables, et j’y ai trouvé une réflexion sur le tricot. Cet art pratiqué par tant de femmes pendant si longtemps, ou le tissage, la broderie, qui permettent de s’évader ailleurs, un peu comme la lecture. Un art populaire et pourtant un art quand même.

Dans la BD, certains.nes entendent une voix et sont poussés par leur esprit, malgré une absence de culture artistique, ils vont devenir virtuoses. Certain.es sont célèbres, et ce qui est fou c’est le besoin qu’ils.elles ont pu ressentir, cette nécessité de créer.

Il est donc aussi question de « don », de « génie », ou pas. Moi je crois que certainement chacun des héros de cette BD avait accès à une forme de liberté inédite, de par leur position marginale dans la société et leur peu de culture artistique. Les règles peuvent nous enfermer, la peur de ne pas faire comme il faut également.

Tout ça pour en revenir au lâcher prise, peut être que pour réussir à trouver son « art », il faut accepter de bricoler avec ce qu’on a sous la main, s’affranchir du regard des autres, aller jusqu’au bout de ses idées même si elles paraissent farfelues, banales, ou irréalisables.

Qu’en pensez-vous? Connaissiez-vous l’art brut?

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